La BD japonaise,
ou
Manga.
Je suis contre la forme contemporaine du « manga ».
Il n’y a que peu de choses plus inconfortables que de lire la débection sur le visage d’une personne ne voyant que le manga moisi par l’industrie. One peace, ce n’est pas du manga. C’est une usine à fric. Les animés actuels, c’est une étude des préférences consommateurs pour produire du vent aux mélodies creuses. Le tout bâclé à la 3D. Mais les gens regardent, et redemandent !!!
Je ne m’intéresse pas tant que ça au dessin en lui même, mais plus généralement à la conception, mise en forme et retransmission d’un concept en format consultable par un tiers.
L’attrait au manga est principalement dû à sa forme: là ou le livre classique s’arrête aux mots, laissant une importante part à l’imagination, le manga, ou bande dessinée, touche beaucoup plus de facteurs, retranscrivant plus précisément le message de l’émetteur. Nous retrouvons à l’opposé du livre, le film. Lui, ne permet aucune digression imaginative, et possède une excellente transmission factuelle du message grâce au nombre de leviers en scène (qualités des acteurs, décors, matériels, environnement, météo…)., pourvu que chaque élément soit manié avec grande prudence et réflexion. Si cela n’est pas soigné, le produit fini se verra inévitablement différer du message initial du réalisateur.
De part son statut de retransmission du réel, le film est cependant bloqué dans la diversité des messages pouvant être émis. Sans compter les coûts aberrants.
(Concernant les films pour ma part: Je ne dis pas non, mais pas à l’ordre du jour).
Notons tout de suite trois choses:
-Primo, lorsque je parle de livre illustré, j’omets volontairement le livre mi-illustré, mi-écrit (que l’on retrouve dans certaines revues SC. d’ado ou livres pour enfant) afin de simplifier la réflexion.
Ne conservant que le livre de mots (roman, de poche…), et le livre illustré (BD).
-Secundo, en réalité, le livre illustré ne m’intéresse aucunement. Le seul support comptant à mes yeux est la vidéo d’animation.
-Tertio, ne prenons pas mes réflexions de bas étage pour des faits irrévocables mais plutôt pour une manière de voir ce qui nous entoure différement. Il est évident que je me trompe, il est évident que je ne puis avoir en tête l’intégralité des données requises à une réponse parfaite.
Je ne m’intéresse qu’à l’apprentissage et le fait de se restreindre au jeu puéril d’avoir raison ou tort est un outrage au bien fondé de la pensée.
C’est ainsi que les débats stériles s’enlisent à la télé. De tous les bords, l’élément qui prime n’est pas le fait, mais la mousse déstressante conservant notre logiciel de pensée dans un état stable. Le cerveau est flemmard, et remettre en question un fondement n’est pas une logique lorsqu’on cherche à gagner du temps et de l’énergie.
Passons.
Maintenant, il faut ajouter en perspective les coûts, avec un petit détail de chaque mode de communication, vous allez voir que mon choix est plus simple qu’il n’y parait:
-Le moins cher, plus simple à produire est un livre uniquement constitué de mots. Une feuille, un crayon, et vous pouvez écrire un livre. (C’est d’ailleurs ainsi que tout les charlatans s’y prennent pour vous vendre du vent).
Ce sont ses avantages, mais il y en a un autre, qui dépend surtout du type d’ouvrage. L’imagination. A part les dialogues audio, je n’arrive pas à trouver d’autres modes de comm. travaillant autant l’imagination. Cela est vite restreint car ne marche très bien que sur les ouvrages type: philosophie, développement personnel, manuel d’apprentissage (post-études), etc… Pour le reste, l’avantage du livre de mot reste son coût et facilité de création.
Certes, un excellent écrivain devrait en théorie pouvoir retransmettre à l’exactitude son message, mais ce n’est vraiment pas à la porté de 98% des gens, qui plus est sans bagage solide dans la comm. et la rédaction…
-Le 2nd stade est le livre illustré, ici, les concepts, environnements et actions ne doivent plus êtres décrites au lecteur par une suite de mots, mais par les images que l’auteur doit dessiner. Comme pour le livre de mots, une action donnée doit être fixée à son expression la plus marquante, puis transcrite sur papier avec tout autant d’assiduité, afin de ne pas travestir le message à faire passer.
L’énorme avantage de l’illustration par rapport aux mots, c’est qu’elle permet au réalisateur de montrer l’exact message par l’environnement visible. Vous devriez savoir que le second sens chez l’être humain est la vue. Ce n’est peut être que mon cas mais je pense en très grande partie avec la vue et, non pas que l’idée d’une réflexion dépourvue d’une majorité visuelle ne soit intéressante, mais je pense savoir que toucher au visuel est une des meilleures solutions pour marquer une personne. Sans rentrer plus dans les détails, ajouter une larme coulant des yeux d’un personnage en second plan et toute la scène peut changer de registre pour le spectateur.
-Le 3ème stade, c’est la vidéo d’animation. L’avantage de ce moyen de communication, c’est qu’il regroupe les mots (langage parlé), la liberté de graphisme, tout en ajoutant le mouvement et le son, et toutes les subtilités que cela engendre.
Je n’entre pas plus dans les détails aujourd’hui, mais la vidéo d’animation, toutefois en dessous du film pour les domaines réalistes, permet plus efficacement de gérer et de faire ressentir une intention au spectateur, et, si cela est bien fait, de fixer le message de l’oeuvre dans ses souvenirs. (Il faut du temps pour cela… de longues années)…
Aujourd’hui, le seul biais contraignant la diversité des messages et lissant les production est la socialisation, qui par des jeux d’économie, de pression sociale, de temps, restreint la conscience à modifier un contenu de base, acquis, plutôt que de gratter, chercher de nouvelles formes de communication.
Pour parfaire l’état de la communication par vidéo d’animation, il faudrait pouvoir jouer directement sur l’environnement du spectateur: lui insuffler les odeurs, teintes et luminosités, bruit ambiant, etc… Mais je diverge.., quoi que cela se fasse sans que nous nous en rendions compte ?
L’énergie nous permet aujourd’hui de produire des vidéos d’animation sans soucis, mais ce ne sera pas toujours le cas. et quand bien même, une vidéo d’animation coûte un temps et un argent important à produire.
Prenant compte de mon contexte de vie, je n’ai aucun intérêt à me lancer seul, tout de suite dans la vidéo d’animation. Mais au contraire, l’investissement devient rentable lorsque on abaisse un cran, pour toucher au livre illustré, bon marché, simple de mise en oeuvre, et couvrant une gamme de dialogue élevée.
En rusant un peu, il est toutefois possible de lier certains chapitres/personnages/environnements à des musiques et pourquoi pas, à de courtes animations. Ce qui peut, si bien utilisé, donner une profondeur à un élément maître, pour un coût acceptable.
Enfin, pourquoi la BD Japonaise plutôt qu’orientale ?
Simplement et sans détails, la bande dessinée orientale est à mes yeux moins libre dans sa généralité.
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L’EIMA…
Je prévoyais d’intégrer l’EIMA, en septembre 2026. Projet étant tombé à l’eau pour cause de rentabilité/retour sur investissement. Ce n’est cependant pas pour cela que j’abandonne l’édition.
Si vous le permettez, restons quelques instant autour de cette école;
En complément de l’examen d’entrée je m’étais fixé un objectif simple, ayant pour but de me faire explorer différents styles de narration, mises en page et dessins:
10 chapitres d’ouverture pour 10 séries différentes, pouvant êtres développées plus tard.
Chaque série veut une approche différente. Le chapitre présenté sert d’ouverture et est donc un condensé, un chapitre unique (une sorte de teaser) regroupant plusieurs segments de la série finale.
En clair, certains des chapitres ci-dessous ont étés crées sans fondement et uniquement à titre d’exercice. Vous pourriez me reprocher de ne penser qu’a la quantité et non à la qualité et vous auriez raison. Je tiens compte de cela lors du développement.

L’arbre à amis.
Eita est un jeune enfant trop souvent laissé à son compte dans la maison familiale.
Sa vie monotone va changer lorsque sa mère lui racontera la légende sur l’arbre de leur jardin, exauçant les voeux.
Un jour, en proie à la solitude, c’est porté par le vent tiède du printemps qu’Eita s’approcha de l’arbre, pour lui demander, à leur grande surprise, un ami.

M X F
Comment changer de sexe pour combler mon manque ? C’est dans le club de recherche à se sujet que tout deux vont se rencontrer et trouver la réponse. Au gré des saisons, des pleurs et espoirs, pourquoi se cacher de ce que l’on aime vraiment?

Le domaine du singe.
Loin de la folie d’Osaka, C’est au Hoshiyama que Gozō va pénétrer dans le domaine du singe. Le monde unique des simples. Voguant sur le fleuve du riz, Gozō admire les nouveaux paysages s’ouvrants à ses pas, découvrant enfin sa raison de vivre.
Il n’aura plus jamais faim, plus jamais soif, Gozō sera partout. Et nul part à la fois.

Sainte biose.
Sur une terre ou le genre animal est cloués par la restriction sectorielle de ses cellules, Chihiro pense avoir reçu un don des dieux.
Jours après jours, endurant les aléas souvent dramatiques du monde, son corps plongé dans un état de stress aigu va devoir évoluer, forcer son organisme à repousser les limites de la cohésion intercellulaire, pour survivre. Dans son frénétique développement, est-il seulement le vrai maitre de son destin ?

Le voeux du Pêcheur.
Reita est pêcheur dans un petit village côtier. Respecté de tous, il va cependant être soumis à une terrible malédiction, sa fille sera vouée à naitre pour mourir lors de ses onze ans, alors que lui, ne vieillira plus. Dévasté, Reita va tout faire pour ne plus voir ses enfants partir sous ses yeux.

Like a diff
Rejetée par le monde entier, c’est lorsque l’Univers en personne viendra la sommer de disparaitre que Kyo va découvrir en elle le pouvoir de faire reconnaitre son existence à tous.

Le loup de fer
-« La solitude est si pesante. Les femmes sont si compliquées à comprendre. Heureusement qu’elle est là, ma 306. »
Rouler pour oublier, et rencontrer les siens. Dans leurs collines, les Loups de fer sont fiers, et lorsque la faim monte, le chasseur perds la vue, laissant la mort reine.

GO GO Japan !
-« Partir étudier au Japon ? Tout les quatre ? »
-« Cela devait être une blague ! »
Sous le soleil de Komura, quatre amis inséparables vont devoir assumer leur changement de vie alors qu’il partent étudier (3 ou5) ans à Wakayama. Entre langues et cultures, ce sont des études éprouvantes qui s’annoncent !

Le monde de Coeur.
Le monde merveilleux est au centre de la terre. Les quatre passages desservent les sorties.
-« Dit Oren, on ne peux pas sortir ? »
-« Si, car il semble exister un cinquième passage ! »
…
-« Haha ! Je te l’avais dis !! Mais regarde toute cette poussière blanche… Et mon corps tremble… ».
…
-« Maman ? Que… Pourquoi suis-je dans ma chambre ? J’étais avec… »
C’est… un mauvais rêve.
-« Oren tu est là ? Oren ? »

Ayayam !
(Extra de
« Nami ga Yami »)
La fin de l’été se dessine. Dans les lueurs d’un karaoke, l’alcool coule à flot. Ce soir, Ayako ne laissera pas Yami partir sans qu’elles n’aient chantées ensemble. Juste une fois.
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La nuit est longue, Komura fête ses nouvelles idoles nocturne !
Productions indépendantes.
Certains ouvrages présentés dans les chapitres test sont tirés de projets de séries et n’ont pas encore trouvés leur pleine maturité narrative comme « GO GO Japan! », « M X F », ou encore « Le monde de Coeur »…
Je ne vais pas m’étaler sur mes productions initiales hors EIMA car il serait trop facile de tirer sur le nombre total de séries prévues. Mais, car elles me tiennent à coeur, je vous note les deux plus importantes, avec quelques extraits de storyboard/environnement.

Yuri to LPT
Alors que Yuri quitte sa famille pour explorer le monde, la jeune femme va faire la rencontre de Helicia, princesse d’une famille royale déchue. Créant le groupe LPT, les deux amies vont arpenter les limites du monde mystique, froid et cruel s’ouvrant à elles. Ensemble, pour les ténèbres, et leur étoile promise.

Nami ga Yami
Pourquoi ?
Ce mot obsède Yami depuis sa tendre enfance. C’est pour ses 13ans que la jeune femme conçoit pour la première fois l’une des vérités du monde: la conscience n’est pas immuable. L’être, un jour, est soumis à la rupture de son système électro-cognitif.
La mort.
Obsédant désormais ses pensées, c’est dans la recherche d’intelligence et de conscience que le cerveau surcadencé de Yami trouve refuge, brulant toute son humanité et espérance de vie.
Sombrant en son 17ème printemps, la jeune employée rencontre Ayako, une étudiante croulant sous le non sens de sa vie…
Seules, ont elles trouvées un sens à leur misérable existence ?